NOS REVENDICATIONS


IOC/Rio Tinto

La compagnie minière IOC (IOC) opère illégalement un mégaprojet minier dans notre territoire traditionnel (Nitassinan) depuis des décennies en violation de nos droits, en l’absence de notre consentement et sans avoir partagé le moindre bénéfice financier avec nous, les véritables propriétaires. Le mégaprojet d’IOC a ravagé des parties de notre territoire et continue de le faire, tout en nous empêchant de pratiquer notre mode de vie unique et nos activités traditionnelles à ces endroits. IOC est le plus important producteur de boulettes de minerai de fer au Canada et a récolté des milliards et des milliards de profits en exploitant illégalement nos terres et ressources naturelles.

Rio Tinto, l’une des plus grandes multinationales minières au monde, est le principal actionnaire et exploitant d’IOC. Rio Tinto vante son engagement auprès des peuples autochtones à travers le monde en tenant beaucoup à son image de citoyen corporatif modèle. Or, selon notre expérience au cours des dernières décennies, nous constatons malheureusement que ce ne sont que de belles paroles vides.


Efforts des Innus pour faire la paix avec IOC/Rio Tinto

Depuis maintenant quatre ans, les deux collectivités innues ont démontré une grande ouverture et une réelle volonté pour trouver des solutions honorables à leur conflit avec IOC/Rio Tinto, dont une tentative de négocier de bonne foi avec les représentants d’IOC/Rio Tinto une entente sur les répercussions et les avantages («ERA»), tout comme elles ont réussi à y parvenir avec les quatre autres compagnies minières qui opèrent dans leur Nitassinan (dont l’une, ArcelorMittal, opère depuis les années 1960s chez les Innus).


Recours entrepris et autorisé contre IOC/Rio Tinto

C’est dans ces circonstances que les Innus de Uashat mak Mani-utenam et de Matimekush-Lac John ont déposé leurs procédures judiciaires à l’encontre d’IOC le 18 mars 2013 à la Cour supérieure du Québec à Montréal. Dans le cadre de ces procédures, les Innus invoquent leur titre ancestral quant aux sites des projets d’IOC/Rio Tinto, de la même manière que la Première Nation Tsilhqot’in a réussi à faire à l’égard des opérations forestières dans leur victoire historique à la Cour suprême le 26 juin 2014. La requête des Innus vise à arrêter les projets d’IOC au Québec et au Labrador et demande également la réparation pour les dommages causés par IOC évalués à 900 millions de dollars.

À cet égard, IOC a tenté de faire rejeter ces procédures judiciaires en essayant de convaincre la Cour que les Innus devaient s’en prendre plutôt aux gouvernements. Toutefois, le juge a rejeté le 19 septembre dernier la requête d’IOC autorisant ainsi les Innus à continuer leurs procédures judiciaires contre la compagnie.

BEDS ARE BURNING